DECOTTEGNIE, 150 d'expérience familiale
03-11-2010
« Dans les coulisses du bâtiment »
    

Au lycée Jules-Ferry, avec les collégiens

La Fédération française du bâtiment (FFB) organisait hier son opération promotionnelle « Dans les coulisses du bâtiment ». Des centaines d’élèves ont pu visiter le grand chantier du lycée Jules-Ferry. Des idées pour l’avenir ? Un flot ininterrompu de bus a stationné hier devant le futur lycée Jules-Ferry d’Arras, un établissement qui accueillera les élèves du lycée Carnot et ceux de l’actuel lycée Jules-Ferry d’Arras. Un investissement important (voir ci-contre) de la Région, qui tient compte des besoins en matière d’enseignement professionnel, dans l’Artois. Les deux lycées qui seront abandonnés l’an prochain manquaient en effet cruellement de place et de moyens pour se restructurer. Tous les corps de métiers travaillent sur ce grand chantier composé de plusieurs îlots de bâtiments reliés entre eux. Les élèves de Barlin, d’Hersin-Coupigny, d’Arras, bref des centaines d’élèves de collèges généralistes, ont découvert avec leur professeur un chantier dans son jus, avec des ouvriers au travail : quelques couvreurs, des maçons et des plaquistes pour la plupart. De quoi peut-être se donner des idées pour un futur métier. Et pourquoi pas peintre et décorateur en bâtiment, comme Patrick Véret, président de la FFB Artois, dont l’entreprise travaille également sur le chantier du lycée, ou même architecte ? Les représentants de la FFB et de l’entreprise référente, Rabot-Dutilleux, ont fait visiter les installations, dont le gros oeuvre est déjà bien avancé : des couloirs spacieux pour circuler entre les classes et les locaux administratifs, des passerelles pour rejoindre les ateliers, un hall d’accueil monumental et une grande salle de sports surmontée de deux dojos, ou espaces d’évolution. On a même pensé à créer une salle de cinéma et de spectacle. Un luxe appréciable qui devrait inciter les futurs élèves à se donner avec plus de plaisir dans les études. Pour Patrick Véret, il existe encore des débouchés dans le secteur du bâtiment, qui n’est plus considéré désormais comme une solution de repli pour les cancres. On dispense aujourd’hui non seulement des CAP mais des BEP, bac pro et BTS. Encore faut-il être motivé car bien des entrepreneurs le disent : « Sur quatre apprentis, il n’y en a parfois qu’un seul qui sort du lot. » •

Article VDN du vendredi 08.10.2010, par Nicolas André

Photo : Dans la grande salle de sports




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